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Balkan Taksim

Electro, Monde / Roumanie (Bucharest)
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" L’ancien monde et le nouveau se rejoignent à la croisée de chemins balkaniques. "

Les pèlerins sont de retour. Le premier album de Balkan Taksim débarque sur les ondes radio dans la même veine mythique qui traverse les précédents singles du groupe, et qui prédisaient déjà l’avènement de cette pépite d’Europe de l’Est, de sa musique gorgée de vie aux sensibilités multiculturelles.

Ces 13 titres ne se jettent pas tête baissée dans un choc des cultures, lui préférant une exploration décalée et pleine de saveur: Sașa-Liviu Stoianovici y chante en roumain, en serbo-croate, en torlakien slave du sud et en dialectes gramustéens-aroumain. En plus de tout cela, le duo s’amuse au son d’instruments traditionnels tels que la cobza roumaine, l’elektro-saz turque et la šargija bosniaque. Pour la réalisation artistique, ils ont fait appel au français Alex Gopher, célèbre entre autres pour son travail avec Angèle et Clara Luciani.

Le LP avance au rythme des synthés teintés de néon d’Alin Zăbrăuțeanu, qui montent en intensité jusqu’à la rencontre avec les cordes pincées à la réverbération puissante de Stoianovici et de coups de mélodica charmeurs qui, tous,  soulignent des voix très intimes et anguleuses et possèdent le pouvoir, par moments, de teinter de groove même aux morceaux les plus dépouillés.

La beauté de Disko Telegraf, qui constate que les divisions sociales sont l’une des plaies les plus douloureuses de notre monde, réside dans la capacité du groupe à y créer un univers palpitant où chaque son et chaque influence peuvent briller, s’accorder dans un langage commun et transcender les barrières culturelles.

La métaphore du « voyage » court le risque du cliché, pourtant elle exprime parfaitement l’ambiance saisissante de cette musique, à mi-chemin entre transe psychédélique, et errance dans les couloirs déserts d’un musée. Autant de raisons jubilatoires de se laisser entraîner dans  la contemplation de ce paysage sonore labyrinthique.